LEA NOUS A QUITTES

July 18th, 2009

Ma petite amie Léa nous a quittés. Elle avait neuf ans. Elle m’a confié son coeur plusieurs fois pour des séances de psychophanie. Je vous livre quelques extraits de ses paroles ecrites par ma main. Le tout, quelques semaines, ou quelques jours à peine avant qu’elle nous tire sa révérence :

“Ne pleurez pas de me voir, je suis fée jolie pour les yeux qui savent voir.”

“La paix du Ciel est à cultiver coûte que coûte.”

“Je vis d’allègresse quand je ferme les yeux. Tout est bien.”

“Ne pas préjuger du futur, juste me protéger et m’entourer. Merci.”

“Soyons juste authentiquement heureux. Je vous aime.

Nous l’avons veillée et entourée de prières près d’une semaine puis ensevelie sous des tonnes de fleurs blanches et roses. Elle veille maintenant sur nous. Gloire à Dieu pour tout !”

Pour un partage coeur à coeur autour de la planète

May 2nd, 2009

Je me désole de ne pas avoir de commentaire à propos des articles que je mets sur ce site.

Mon projet était de susciter une discussion, un partage, un échange…

Est-ce un problème de langue ? Faites un effort, en anglais ou en français, parlez-moi de vous et dites-moi ce que vous pensez de mes articles. Pour un partage coeur à coeur autour de la Planète !!!

Pour aller plus loin à la recherche de Soi

April 28th, 2009

Pour ceux qui ont déjà travaillé un minimum (ou plus…) en thérapie brève ou longue, qui ont déjà un peu déblayé ce qui encombre le coeur, je propose d’aller plus loin, avec des entretiens psycho-spirituels, pour découvrir le trésor qui repose en chacun de nous.

Découvrir le sens de notre vie sur cette terre, comment au mieux, remplir sa mission de vie, comprendre le mystère de la mort. Accueillir la vie de toutes ses forces pour savoir redonner à ceux qui nous entourent, à ceux qui viennent à nous.

Découvrir que l’Autre, c’est moi…

Gagner sa vie ou la bâtir ?…

April 21st, 2009

Dans le film “Conversation avec Dieu”, le passage suivant donne une belle occasion de méditer sur la façon dont on conçoit son métier, son gagne-pain, son activité alimentaire :

“Les vrais Maîtres sont ceux qui ont choisi de bâtir une vie plutôt que de la gagner.

Vas-y, fais ce que tu aimes vraiment faire.

Ne fais rien d’autre.

Tu n’as que si peu de temps. Comment peux-tu penser à perdre un moment de ta vie à faire quelque chose pour gagner ta vie, que tu n’aimes pas faire ?

Ce n’est pas gagner sa vie. C’est mourir”.

Nous avons si peu confiance, en fait. Nous voulons toujours tout décider pour nous mêmes, sans jamais imaginer qu’au-dessus de nous, il y a Quelqu’Un qui veille sur nous, et qui nous conduit, pour peu qu’on veuille bien se laisser faire. S’abandonner un peu… Lâcher prise !

cas concret de travail en psychophanie

April 21st, 2009

     Il s’agit d’une jeune femme d’une trentaine d’années, art thérapeute, venue me voir au départ pour vérifier son choix professionnel.

 

     A la fin de la deuxième séance, elle me confie qu’elle est consciente qu’elle a vécu, enfant, un grand traumatisme associé à la peur. Elle a découvert cela en analyse, sans avoir jamais pu mettre des mots sur cette peur.

 

     Elle me demande si je peux tenter de l’aider avec la psychophanie. On commence tout de suite :

 

 

 

1ere étape :

 

Bateau sur l’eau, la rivière la rivière,

Bateau sur l’eau, la rivière au fond de l’eau

Petite fille pleure tarte aux pommes mal digérée

Maman n’est pas là

Honte et chagrin me minent

J’ai froid sur le corps qui tremble de peur

Maison dans le noir

Je fuis la nuit qui s’écoule lentement devant moi

Pardon. Silence du feu en moi, qui me tais

Chut…

 

Pendant la frappe, j’ai eu la vision d’une petite maison au bord de l’eau.

La personne me dit que le texte lui fait remémorer une agression qu’elle a vécu dans l’enfance, et dont elle a oublié la teneur. Je perçois une grande émotion et nous décidons, d’un commun accord, d’en rester là pour cette fois. Nous reprenons rendez-vous.

 

2eme étape :

 

Chemin faisant vient vers moi trouble fête de mes joies

Détour du chemin m’amène souffrance d’enfant

Il est là qui regarde mon corps d’enfant brûlé

S’en est fini de ma paix d’enfant

Je hais ses mains velues de singe

Grimaces en moi

Je pleure et je rigole pour oublier contact physique répugnant

Où est maman ? J’ai peur et je pleure seulette

Je suis mamour et tant pis pour moi si je ris blessée

Je veux grandir dans la paix du corps esprit

Futile est le reste

Vivre ma vie je dois aujourd’hui, allez !

 

On essaie d’aller plus loin, de savoir ce qui s’est passé avec cet homme.

 

Tristesse m’étreint

Homme velu me veut

Touche lui moi qui me dégoûte des gouttes de lui

J’ai peur dégoût d’égout en moi

Force d’erreur en moi qui m’en veux

Comment pardonner en moi l’intrusion du dégoût

Stop, fini, laisse-moi un peu.

 

Nous arrêtons la séance et remettons à une prochaine fois. La personne est très émue.

 

 

 

 

3eme étape :

 

Pleure, pleure, la fillette blondette, rieuse avant cela

Difficile d’avaler les maux des mots grossiers qui la souillent

Bavure infecte coule de sa bouche retient son souffle

Ignominie veut sortir de moi

Gaîté partie velu parti oublié dans le fond de mon tiroir

Mon mouchoir à carreaux est sali pour toujours

Douleur en moi veut finir et cela se fera bientôt

Avec l’aide de Dieu d’amour du Haut

Divin en moi fera place à blessure du ventre câlin

Honte à bannir je le veux

Joie sera si je ris du dedans pour panser mes blessures de tristesse

Royal chemin s’ouvrira alors

Extirper la honte je veux

Souillure de bouche doit guérir

Trop plein de haine doit sortir

Ventre velu me souviens

Du bord de mer était homme velu rugit

Haine de moi me terrasse

Pare choc je dois mettre.

 

Trois semaines après, la jeune femme revient, heureuse d’une expérience amoureuse qu’elle a faite durant les vacances de Noël. Elle paraît très épanouie et frappe :

 

 

4eme étape :

 

Fureur de vivre vrombissement du corps

Gaîté m’habite

Je jouis de la vie en moi

Je ris dedans

Ma vie s’écoule comme l’eau de la fontaine

L’homme arrive qui m’étreint et caresse mon ventre

Je suis joyeuse et l’étreint aussi

Vie de moi est joyeuse

Je veux aimer tendrement et caresser le ventre

J’aime l’homme qui vient me prendre

Je n’ai plus peur de rien, plus peur de mon corps

Léger et serein

Rien ne s’oppose, rien ne retient mon plaisir

Je suis bien dans ma peau douce

Facile maintenant

De vivre mon corps. Merci.

 

La personne me dit qu’elle se sent libérée, qu’elle a vraiment le sentiment d’être passée à autre chose.

On peut considérer qu’elle ne pouvait trouver la paix sans avoir mis des mots sur sa souffrance, ce qu’elle a réussi à faire à travers ses textes en psychophanie.

 

 

 

 

 

Croire en Dieu, ou vivre de Dieu ?!…

April 19th, 2009

Je me souviendrai toujours de cette anecdote : nous étions allés participer à une messe catholique dont le célébrant,  en visite exceptionnelle, était libanais, maronite.

Au moment de commencer son homélie, il proclama d’une voix forte : “Vous croyez en Dieu ?… Eh ! bien ça lui fait une belle jambe !…” Silence dans l’assemblée. Puis le prêtre a continué.

J’ai été frappée par ces paroles et depuis, je me suis souvent demandé ce que peut vouloir dire “vivre de Dieu”. Car, nous l’avons bien compris, c’est cela qui est important. Autrement dit, il ne suffit pas de dire que l’on croit, il faut montrer, par sa propre vie que l’on vit de cette foi.

Et comment ? En ayant toujours à l’esprit qu’il me faut progresser dans l’amour de l’autre. Qu’il me faut également progresser dans la conception profonde que l’autre, c’est moi. Que moi, c’est l’autre. Et que Dieu est dans l’autre, comme Il fait Sa demeure en moi.

Ces bases étant posées, ça donne une autre idée de la vie. On a moins envie de juger l’autre et surtout, petit à petit, on conçoit qu’on est jamais séparé et que l’objectif c’est de faire un avec deux. Voilà une grande base de plus qui est posée. Ca a l’air de rien. Mais essayez donc de vivre désormais en vous souvenant seulement de ces bases-là…

Certains diront : “D’accord, mais qui est Dieu ?”. Question cruciale à laquelle je réponds d’abord par ce qu’Il n’est pas : un vieillard à barbe blanche juché sur son nuage, au ciel, loin de nous, et qui regarde ce que nous faisons, punissant certains, gratifiant d’autres…

Dieu est Amour comme dit l’Evangéliste Jean, et s’Il est Amour, Il est dans l’Amour que nous nourrissons en nous, pour nous, pour chacun, pour l’Univers tout entier. Quand j’aime, Dieu est là. Quand je pardonne, Dieu est là. Quand je crée, Dieu est là. Quand je me donne sans compter, et sans attendre rien en retour, Dieu est là… Et là, je vis de Dieu. Je ne me contente pas de dire que je crois en Dieu, sans rien faire de tout cela. En gardant tout pour moi, sans jamais rien partager, en gardant rancune, en nourrissant des ressentiments, en ignorant tout de ce qu’est la Joie… En jugeant l’autre, et en le condamnant.

En fait, plus je me tourne vers l’autre avec le coeur ouvert, avec reconnaissance et gratitude pour tout, et plus je vis de Dieu.

Que chacun s’y emploie pour soulager la Terre de ses blessures et de sa souffrance. Apportons par nos actes, un souffle de Joie.

Trois parties pour un corps :

March 14th, 2009

        Dans certains courants religieux, l’Homme est défini comme étant un corps et une âme, pour d’autres comme étant un corps, une âme et un esprit.

 

        Je garderai, comme postulat de base, cette dernière définition anthropologique.

 

        L’Homme est un corps, mais en même temps, il est impératif, s’il veut progresser de l’intérieur, qu’il ne s’identifie pas complètement à ce corps, comme on peut le faire quand on n’a pas encore découvert la dimension spirituelle de la vie.

Il est une âme (anima), c’est-à-dire qu’il y a en lui aussi, en plus de la partie physique qu’est le corps, toute cette dimension constituée par les émotions, les sentiments.

Et il est enfin, un esprit. Cette partie spirituelle est ce qui le relie au Divin. A Dieu pour certain, à l’Etre profond pour d’autre, au Moi pour d’autres encore, au cœur profond.

Qu’importe au fond la définition. On comprend que cette partie est sacrée. Consacrée.

ANGKOR VAT Mars 09

March 14th, 2009

Beauté des Dieux

Boudha au regard de tendresse

Je te remercie de m’avoir reçue en tes lieux

Merveilles inouïes de ce dont l’Homme est capable

Merveilles que peut convevoir son esprit

Temps où l’Humain travaillait pour les Dieux

Où est ton Amour du Celeste ?

Où est ta conscience éclairée qui te mettait en relation avec le Haut ?

Où est ton génie qui te faisait égal aux Dieux ?

Humanité qui pleure et qui souffre

Je pleure sur la Nature qui souffre, Nature bafouée sans relâche par l’avidité de l’Homme qui ne veut jamais lâcher sa proie

Forêts splendides asphyxiées par la gloutonnerie de l’Homme

Océans souillés par sa cupidité

O mes frères, réveillez-vous !

Réveillez en vos coeurs ce qu’il reste de Vivant !

Nous sombrons et nous ne voyons pas ce qui se trame devant nous !

Nous ne voyons pas que nous creusons notre fosse chaque jour un peu plus

Je pleure sur les enfants qui meurent, les enfants qui pleurent, les enfants qui souffrent du fait de notre inconscience constante

Frères du Ciel, venez-nous en aide !

Venez nous secourir et réveiller nos forces cachées, nos secrets désirs de pureté !

Venez susciter en nous l’éveil de conscience qui peut sauver le Monde

Frères du Ciel qui souffrez de nos manquements constants, de notre immaturité, de notre cécité !

Venez consoler nos âmes et nous conduire sur le Chemin de la Vie qui renaît !im000798

Kuala Lumpur Mars 09

March 14th, 2009

Paradis artificiel

Monstre de béton et de verre qui mange l’humanité des êtres et les plonge dans une vie totalement virtuelle. Retour vers la nature de Soi. Retour vers l’Humain, retour vers la tendresse.

L’Homme va devoir renoncer à sa folie et se tourner vers son centre s’il veut continuer la vie et la transmettre.

Violence, violence

Nul autre mot. Il n”y a plus que violence à la place du sang pur qui fait battre nos coeurs

Peur. J’ai peur quand je contemple le désastre et je pleure sur le peuple des Humains, auquel j’appartiens et qui fête l’existence sans se rendre compte qu’il a perdu la Vie.

Continuer le combat en travaillant sur le bon et le beau.

im0008671Développer Lumière intérieure pour illuminer peu à peu les ténèbres du Monde.

Amour à cultiver au plus profond de l’Etre, comme un cadeau à faire à l’Humanité en déclin.

Développer le spirituel par la psychophanie

March 14th, 2009

        Dans certains courants religieux, l’Homme est défini comme étant un corps et une âme, pour d’autres comme étant un corps, une âme et un esprit.

 

        Je garderai, comme postulat de base, cette dernière définition anthropologique.

 

        L’Homme est donc un corps, mais en même temps, il est impératif, s’il veut progresser de l’intérieur, qu’il ne s’identifie pas complètement à ce corps, comme on peut le faire quand on n’a pas encore découvert la dimension spirituelle de la vie.

Il est une âme (anima), c’est-à-dire qu’il y a en lui aussi, en plus de la partie physique qu’est le corps, toute cette dimension constituée par les émotions, les sentiments.

Et il est enfin, un esprit. Cette partie spirituelle est ce qui le relie au Divin. A Dieu pour certain, à l’Etre profond pour d’autre, au Moi pour d’autres encore, au cœur profond.

Qu’importe au fond la définition. On comprend que cette partie est sacrée. Consacrée.

 

«  Le cœur profond n’est ni l’émotion, ni l’affectivité, ni le sentiment. Il n’est ni la psyché, ni l’intellect ou la raison. Il se situe à un autre niveau de profondeur.

Le cœur profond peut être méconnu, en sommeil, fermé, mais il ne peut mourir. En retrouver le chemin est un acte simple, de reconnaissance, de prise de conscience.

Chercher, creusez votre champ et vous trouverez le trésor caché »1

 

 

 

       

Et encore :

 

« La vie spirituelle n’a pas d’autre terrain que notre humanité, bien concrète, charnelle, ordinaire (…) Nous avons parfois tendance à chercher le spirituel dans l’extraordinaire, dans une nébuleuse peut-être séduisante, mais éloignée du réel (…) Le spirituel est le plus réel du réel (…), comme sa vérité la plus profonde »2

 

        La psychophanie est un outil qui permet d’éveiller la conscience, donc la vie intérieure. Quand j’utilise le mot « conscience », je veux parler de la conscience profonde, qui est toujours intacte, reliée à l’universel, pour tous et chacun. C’est à dire que ce domaine est le même pour une personne valide et une personne présentant un handicap mental profond. C’est sur ce registre que la psychophanie peut s’avérer un outil précieux.

 

L’évangélisation des profondeurs

Simone Pacot –  Cerf 1

 

Comme des vivants revenus de la mort : initiation à la vie spirituelle

Régine du Charlat – Bayard 2